- Santé – Cohésion sociale
Déconfinnement, terrasses, …Info du 17 mai 2021
Sans vouloir être un rabat-joie de service, il convient quand même de se poser la question, encore une fois, sur le timing choisi par notre exécutif pour remettre tout le monde au boulot. Car il faut être clair, derrière la façade retour aux loisirs que l’on nous montre à grand renfort de médias – qui ne pensent qu’aux cinémas, théâtres, musées et terrasses pour ce grand retour à la liberté retrouvée – nous pouvons nous demander quel est le but de cette charge à la hussarde pour nous remettre dans le sens de ce « blitzkrieg « du déconfinement.. Deux facteurs peuvent le justifier : le retour au boulot tout d’abord, car, si l’on est capable d’aller au ciné et manger de la tête de veau dans le restau le plus proche, on est évidemment capable de sortir du mode télé travail pour reprendre les bonnes vieilles habitudes des réunions de travail, des open-spaces, du café à la machine à café et j’en passe. On va donc passer allègrement du « quoi qu’il en coûte » pour rester à la maison au « quoi qu’il en coûte » pour reprendre le chemin de l’école – il ne manque que les lieux de nuit pour que le tableau soit complet. Le deuxième facteur est peut-être plus subtil : se faufiler dans ce que l’on imagine de la volonté collective – on a entendu ce matin que 92% des français approuvent comme un seul homme les mesures et le calendrier du président. Et se faufiler dans quel but ? évidemment celui de la présidentielle qui approche. Car, pour notre responsable suprême, la seule voie possible est celle-là: Ne surtout pas tomber dans le piège hollandien de la non-candidature… Il n’est pas possible de tomber aussi bas. Donc, c’est déjà décidé : pas de vacances cet été – ou un tout petit peu quand même , ce serait dommage de ne pas pouvoir profiter peut-être pour la dernière fois de Bregançon -. Il faut prendre son sac à dos et aller à la rencontre des français. Pourquoi faire ? essayer de leur faire un grand tour de prestidigitation, pour tenter de leur faire oublier le passé : le glorieux passé macronien, qui depuis maintenant quatre années, nous a conduit de malheurs en malheurs, en bousculant toutes les strates de notre société malade, en allant jusqu’à la solution ultime de distribuer coups de matraques et balles de « flash ball » à nos pauvres retraités qui avaient eu l’outrecuidance de venir pleurer parce qu’ils n’ont qu’une toute petite retraite après 40 années de cotisations. Il lui faut donc aller au front – de la scène publique – pour , d’un coup de baguette magique, tenter de faire oublier les turpitudes passées. Chapeau l’artiste ! Mais ce n’est pas gagné pourtant. Il va falloir y aller et tenter de convaincre pour : la crise sanitaire, nos 110 000 morts, les malheureux qui ne se remettent pas de la contamination, ceux qui ne se remettront pas en terme de reprise d’activité commerciale, les personnels de santé qui n’en peuvent plus des promesses et qui ne voient rien venir, ceux qui ont peur pour leur retraite qui va être réformée -?-, ceux qui ne veulent pas des voitures électriques que vous tentez de leur imposer, les agriculteurs qui vivotent sous le joug des grandes surfaces, …. et j’en passe. Courage président, la réélection n’est pas gagnée. Mais vous allez vous rendre compte aujourd’hui que le temps des illusions est passé.
Chers Compatriotes, le temps du refus d’obtempérer est venu. Je n’ai pas dit le temps de la rébellion… loin de moi. Je laisse cette méthode calamiteuse au chef des « Insoumis » – qui m’insupporte – .. Comme nous disions, il nous faut faire du neuf. Pas du replâtrage d’un homme ayant déjà un passé sombre mais qui essaiera par tous les moyens de nous faire croire qu’il nous a … compris ! Et nous vendra un programme nouveau, clé en main. Mais nous n’en voulons plus. Nous voulons de vrais talents de la vraie vie, sortis du monde qui est le nôtre : celui des difficultés, du travail, de la gestion de la réussite et aussi des échecs, de l’écoute de ses compatriotes. Il y en a, n’en doutons pas. Il faut les faire émerger mais surtout en dehors des pistes politiques qui ne nous ont mené qu’à perdre … sur tous les plans … et ce depuis trop longtemps. Relevons nos manches, Chers Compatriotes !
