Toujours refaire l’Histoire … Info du 27 mai 2021
Comme nous le disions dans la chronique du 8 mai, notre pays est un vieux pays qui a marqué son temps, qui a été à l’origine de beaucoup d’évolutions et qui a aussi à l’avancée de la pensée, ce qui l’a fait reconnaître dans le monde comme un modèle envié de modèle démocratique. Tout cela bien sûr en passant par des épreuves récurrentes qui ont souvent remis en cause les acquis citoyens sans pour autant avoir engagé des évolutions irrévocables. C’est ainsi qu’au cours de cette épopée les voies qui ont été suivies n’ont pas été toujours celles de la raison et de la paix : multiples guerres, conquêtes extérieures, pays occupés et colonisés, choix politiques douteux qui n’ont pas toujours servi ni notre démocratie ni les malheureux citoyens qui ont du livrer bataille et verser le sang. C’est notre histoire collective. Celle qui peut quelquefois interroger et diviser, celle qui aussi est celle qui doit nous unir. C’est notre patrimoine. Nous en sommes là aujourd’hui car les générations précédentes ont su faire face, ont su se rassembler et porter le fardeau de ce passé : à la fois pour le bon, mais aussi pour les erreurs commises.
Ces dernières années que constate-t-on ? Nous sommes souvent pris dans volonté affichée de reprendre toute cette construction nationale pour isoler des pans de cette histoire en se posant la question de notre responsabilité pour tel ou tel événement : l’esclavage, les guerres de conquêtes, les guerres coloniales, responsabilité collective durant le temps d’occupation , etc… Effectivement, les orientations prises n’ont pas toujours été les meilleures mais est-il également judicieux – vu sous le prisme actuel – de se poser la question de la réécriture de l’Histoire ? Nous disions qu’un Peuple, quel qu’il soit, se doit d’assumer son passé. C’est ainsi que notre collectivité pourra s’inscrire dans le lien inter-générationnbel qui contribue à consolider son ciment national.
Après les différentes repentances auxquelles nous avons assisté ces dernières années qui finissent par miner notre moral mémoriel, nous pensions en être arrivé au bout.. Mais non. C’était sans compter notre actuel « repentant » en chef qui veut, comme ses prédécesseurs, accrocher une autoflagellation à son passage. On a donc trouvé le Rwanda qui, dans les années 80, a été le lieu d’une tentative d’épuration ethnique à grande échelle. Et nous français, aurions laissé faire. Ce qui nous place une nouvelle fois aujourd’hui en possible position de responsabilité – gouvernement socialiste aux manettes, je le rappelle -.
Notre chef de l’état a donc franchi le cap et a invoqué aujourd’hui notre responsabilité – repentance quand tu nous tient -… Ce n’est pas la bonne méthode. Assumons donc notre Histoire collective. Il faut être courageux, téméraire, audacieux et clairvoyant pour se lancer, comme il l’a fait, à contre courant de l’Histoire engagée. Mais pour cela, ce dont nous avons besoin, c’est de citoyens courageux, hors des partis politiques, audacieux et dont le seul objectif est de défendre le bien public.. Sans volonté de refaire notre Histoire, bien entendu….
