Notre représentation politique
Pouvait-on penser tomber si bas ? Info du 8 juin 2021
Aujourd’hui, nouvelle – triste nouvelle d’ailleurs – notre représentant élu en bientôt fin de mandat est giflé par un concitoyen au cours d’un échange.. Ce n’est évidemment pas acceptable, tout comme d’ailleurs toute violence qui prend la place des mots dans notre vie de tous les jours. Bien sûr , compte tenu de la fonction « chef de l’état » ce geste prend évidemment une autre ampleur, celle – et il faut bien s’en rendre compte – que plus rien n’arrête la surenchère, on ne respecte plus les règles simples que nous avions pourtant installées dans le « vivre en commun « . Et vous le remarquerez sur la vidéo qui circule, l’auteur n’est pas un gamin.. mais un parent potentiel – qui a certainement charge d’éducation -. C’est le triste constat, une fois encore de l’état de notre beau et grand pays: lorsque nous constatons presque tous les jours maintenant que certains s’es prennent aux femmes, que d’autres s’en prennent aux professeurs qui ont mission éducative et pédagogique, que l’on n’hésite pas à voler dans les plumes du premier fonctionnaire qui ne répond pas dans le sens de celui qui pose la question, que la bataille rangée est fréquente sur la voie publique, que nos forces de l’ordre sont maintenant des cibles ….
Notre pays est malade. Il faut malheureusement s’en rendre compte. Il faut aussi impérativement prendre cette problématique à bras le corps. Arrêtons de faire comme si de rien n’était. … Soyons lucides pour une fois, prenons de la distance et de la hauteur. La fuite en avant qui consiste tous les jours à nous bassiner avec le CAC 40 qui monte et qui descend, sur une millième réforme des retraites que l’on brandit au plus mauvais moment, sur le chômage des jeunes dont on ne parle pas, mais sur le « je t’ai à l’oeil » si tu te présentes contre moi à la présidentielle de 2022… – Ca s’est important – !
C’est pour cela qu’il faut au plus vite non pas diviser, non pas cliver, non pas jouer perso: Il faut ralentir messieurs les pros de la politique. Vous poser un peu. Réfléchir et bâtir. Bâtir du neuf. Faire preuve de clairvoyance, dépasser les lignes toutes tracées par les partis que vous servez et qui ne sont qu’un frein à l’innovation et à la réflexion. Encore une fois: le choix de l’homme qui ira – ou qui a décidé tout seul d’y aller – n’a aucun sens. Réfléchissez bien . Regardez le résultat des 4 législatives partielles qui se sont déroulées qui on permis l’élection de 4 candidats qui montent sur le podium avec.. moins de 15% des inscrits… Mais ce n’est pas possible.. Vous allez dans le mur.
L’homme n’est pas le préalable: il est la finalité. Bâtir un programme citoyen, démocratique, interroger les Concitoyens pour cela, et porter un projet – pas de droite, pas de gauche, du centre ou d’ailleurs – . C’est mort – comme disent les jeunes qui ne voterons pas, vous le savez. Si ça continue, après les 40% d’inscrits qui ont élu le chef en 2017, les prochains le seront avec 20%, 15% et peut-être même moins.
A la place des éculés « Etats-généraux de la justice » dont tout le monde se fiche aujourd’hui, ce sont des « Etats- Citoyens » de notre vie démocratique qu’il est urgent de convoquer.: quel moyen d’expression des citoyens, bâtir des instances de terrain, sortir des schémas politiques actuels qui ne représentent personne, refonder la vie citoyenne… Courage messieurs.
L’homme neuf, intègre, responsable, soucieux des deniers publics, représentant respecté, porteur de vrais projets en sortira naturellement. Au boulot mes Chers Concitoyens… Et surtout, sortons des clichés qui nous tirent vers le bas. Vous avez dit Insoumis? Jusqu’où mène-t-elle l’insoumission… Bonne question!
