De la parole présidentielle …. N’importe où ?

  1. Notre représentation politique J – 224

De la parole présidentielle …. N’importe où ? Info du 29 et 30 août 2021

Voilà encore, Chers Compatriotes, à quoi nous assistons, hébétés , lorsque nous entendons celui à qui nous avons confié nos suffrages pour cinq années pour nous représenter :

En visite en Irak: « Nous les maintiendrons (nos forces) aussi longtemps que les forces terroristes seront là et que les forces irakiennes nous le demanderont », a répété M. Macron dans un entretien au « 20 heures » de TF1 alors qu’il se trouve toujours en Irak. Il est également revenu sur les termes des négociations engagées avec les talibans en Afghanistan pour permettre les « évacuations humanitaires » au-delà du 31 août. … »

Il est quand même normal de s’interroger sur les libertés que nos représentants s’arrogent alors qu’ils sont en mission – en mission pour le peuple français – dans un pays étranger, d’obédience musulmane, dans lequel s’est déroulée une guerre massive qui n’a rien réglé sur la stabilité et laissé un peuple irakien dans une grande détresse et pauvreté. Que fait notre chef suprême ? Il se rend donc en Irak, pays souverain qui – comme nous l’exigerions nous-même d’un visiteur étranger – fait confiance à l’attitude du dit visiteur s’agissant d’annonces et de tenue de propos qui pourraient laisser penser que nous en sommes encore dans une situation de pays « asservi » -qui n’a qu’à se taire – et de pays « pseudo colonialiste » qui distille des leçons et des analyses politiques comme s’il se trouvait en pays conquis… Mais comment peut-on, sans sourciller et sans se contenir, arriver à se trouver dans une situation de cette nature ? Incompréhensible. Pour en rajouter au ridicule, le pays dominateur se complait à activer un de ses media favori pour monter une interview à 20h dans lequel, non content de donner des leçons de stabilité au pays qui l’accueille, en rajoute en mettant en garde un autre pays – l’Afghanistan pour ne pas le nommer – et proférer des menaces à peine voilées sur les mesures à mettre en place pour poursuivre des évacuations sur place.

Accepterions nous, que le Premier ministre d’un pays profite , lors d’une visite officielle chez nous, de proférer des menaces publiques envers un autre pays ? Tout cela est tellement impensable que l’on se pose raisonnablement la question du simple bon sens… Confie-t’on des responsabilités ultimes à des personnages qui n’en mesurent pas , ni l’ampleur, ni les conséquences…. Mettre en avant que notre beau et grand pays a été un pays important et même majeur dans l’histoire de notre monde et donc pourrait s’accaparer de la sorte des droits de décider pour les autres et leur imposer la conduite sociale et politique qui nous convient, est une aberration. Que fait-on du droit des peuples à disposer d’eux mêmes ? Que fait-on des libertés légitimes qu’ont les pays de choisir telle ou telle organisation et tel ou tel mode de gouvernance. Nous subissons , de notre côté , la toute puissance des partis et des pros de la politique qui nous ont subtilisé notre démocratie depuis une trentaine d’années…. Qu’a-t-on à vouloir imposer à tel ou tel autre pays que telle catégorie de la population porte le voile ou fasse le choix du bikini ? Laà encore, occupons-nous de nos affaires. Nous n’avons aucune légitimité à nous ériger en donneurs de leçons sur ce qui est juste ou ne l’est pas. Quelle leçon de démocratie donnons-nous lorsque notre peuple se prononce par référendum contre le traité de Maastricht et que nos politiques le font acter ensuite par un moyen détourné? Quelle légitimité avons-nous après avoir été, dans l’histoire récente, les chantres de l’occupation de pays en mode colonial… Ce n’est pas sérieux. Allons nous méditer , une fois pour toute, que nos grands amis américains se retirent la queue entre les pattes de 20 années d’occupation de l’Afghanistan, alors qu’ils y ont déployé des moyens de grande ampleur et lusqu’à 120 000 soldats au plus fort… Résultat: échec total.

Voilà pourquoi, une nouvelle gouvernance politique, cadrée et ciblée , doit-être mise absolument en place. En parallèle imposer à nos champions du toput politique qu’ils se cantonnent à leurs prérogatives et arrêter de parler à tort et à travers sur n’importe quel sujet et dans n’importe quelle situation..

On est vraiment tombé bien bas.. Une raison de plus pour la retrouver.. la raison. Ne plus confier le pouvoir comme le droit de faire n’importe quoi. Notre volonté, retrouver la hauteur de vue, la réflexion, la mesure et la sérénité. Femme ou homme de raison… Ca existe dans la vie citoyenne. Il faut y croire. La présidentielle est le bon moment pour sortir du jeu néfaste actuel et reprendre la main et le sérieux.

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