« Vous mettez à la tête de l’Etat des hommes qui sont accusés de viol » : Emmanuel Macron apostrophé par une lycéenne ce jeudi 9 juin 2022 dans le Tarn.
Inutile de revenir sur les quelques semaines qui ont suivi la présidentielle. tant d’espoirs pour nous Citoyens, tant de déceptions... C’est forcément après des épisodes de cette nature que nous pourrons prendre conscience de la décrépitude totale de notre démocratie.
Macron, le haï, qui a été réélu par défaut faute d’avoir mieux sous la main, continue à faire du Macron – c’est ce qu’il arrive le mieux à faire d’ailleurs.. -. Il continue son bonhomme de chemin contre la France qu’il devrait pourtant remercier de lui avoir redonné cette nouvelle fenêtre pour agir en changeant de cap et en écoutant ses concitoyens.
Mais c’est au-delà de sa capacité de comprendre et d’analyser.
Macron est tellement sûr qu’il est au-dessus de la mêlée, qu’il en perd tout bon sens, toute mesure en se réinstallant immédiatement comme ce personnage imbu de lui-même, donneur de leçon et pourfendeur des sentiments qu’il doit pourtant, en sa qualité de président de notre république, aller puiser chez ceux qui subissent depuis des années et des années.
Il est certainement isolé – totalement isolé même – de cette strate populaire qui s’est marginalisée de la chose publique. Ces 60% de français qui ne croient plus en rien, qui n’ont plus confiance en l’ « homo politicus » tel qu’il est devenu aujourd’hui. Car dans notre monde où tout n’est qu’argent, paraitre, décorum et recherche de facilité, l’homme politique a trouvé sa niche aussi: se servir grassement au lieu de donner à la collectivité.
Car la grandeur de ce « métier » n’est ce pas cela ? démontrer sa capacité à « rendre service » et non à se rendre service entre soi.. Le métier politique est évidemment devenu enjeu de pouvoir et de réussite sociale.
C’est pour cette raison que cette lycéenne, à juste titre, demande à celui qui est son président, pourquoi il n’est pas irréprochable dans ses choix de personnes qui l’entourent. On pourrait en effet attendre que des vérifications « basiques » soient faites avant de nommer à ces hautes fonctions. Ce qui est fait d’ailleurs pour occuper de nombreux emplois publics ou sensibles… Mais une fois de plus qui n’est pas applicable à cette sphère politique qui se croit, de ce fait, au dessus des lois.
Et Il a beau jeu, le président , à répondre qu’il respecte la présomption d’innocence…
N’est-il pas à côté de la plaque lorsqu’il sait que tous ces jeunes déjà en dehors de notre vie de la cité, n’acceptent pas sur le plan de l’éthique que ceux qui sont sensés les représenter – qui plus est au plan du respect des règles de bienséance entre homme et femmes – se trainent des suspicions de casseroles. Il y a vraiment de quoi avoir honte.
Bravo en tout cas, jeune fille courageuse. Il faut espérer que d’autres auront le même courage pour demander au président, à ses sbires à nos hommes politiques et à ceux plus largement qui ont du pouvoir, que l’exemplarité ne soit pas qu’un simple affichage dans les lycée et les discours creux de salons où l’on cause..
Il y a du chemin à faire. Mais c’est bien vous les jeunes qui allez faire changer tout ça…
