POUR FRANÇOIS HOLLANDE, LA RUSSIE VA « PERDRE » LA GUERRE !

Après Macron 2 dont le seul uniforme qu’il est jamais porté est celui de l’école, Hollande y va de ses prédictions, lui qui aussi a fait un brillant service militaire, réformé au bout de quelques semaines.

Voilà de quel bois sont faits nos pro de la politique. Ceux a qui nous confions l’engagement de nos armées et le recours ultime à l’arme nucléaire.

Bien installés dans les bunkers et salles de crise de notre république, traitants d’égal à « non égal » avec nos généraux, ils finissent par se dire que le vrai pouvoir qu’ils ont, que personne ne leur contestera , est celui de chef militaire. Car dans notre répartition des responsabilités, il en est bien une, celle du pouvoir de décision au plan de l’engagement extérieur, de notre positionnement diplomatique et militaire, qu’ils abusent pour exister.

Rappelons-nous la Libye, que Sarkozy avait reçu en grandes pompes alors qu’elle était, avec Kadhafi, internationalement au ban des nations, pour ensuite donner le top départ de l’engagement de nos forces aériennes et forces spéciales pour le faire trucider par ses opposants, manipulés pour l’occasion. Car entre temps, les valises de dollars étaient arrivées pour une campagne présidentielle à haut risque et il fallait faire disparaitre les preuves.

Personne n’est dupe. mais quel contrôle les citoyens ont sur ses décisions ? Aucune. C’est la démocratie du « fait du Prince ». Et moins ils ont de connaissances de la chose militaire, plus ils se complaisent à jouer au petit soldat. Est-ce dangereux?

La question mérite d’être posée surtout lorsque les enjeux , on peut l’imaginer dans le conflit Russie/Ukraine, peuvent à tout moment déraper vers un emballement militaire de la situation.

Avec Kadhafi, pas de risque. L’armée libyenne n’avait ni les moyens militaires, ni les compétences pour constituer une menace sérieuse. Le conflit « asymétrique » restant clairement à notre seul avantage. Mais que dire de l’actuelle guerre à nos portes ?

Rien de comparable. La Russie est une puissance nucléaire. Elle possède à la fois des stocks d’armes chimiques, biologiques aussi. Pour le moment, elle s’est contentée de n’engager que des forces conventionnelles. Elle accepte sans sourciller, malgré quelques protestations peu convaincantes, de voir leur ennemi ukrainien équipé à tour de bras par des matériels occidentaux de plus en plus sophistiqués et qui lui causent de nombreux revers. L’occident et l’Otan, on peut le dire, font faire la guerre à Ukraine par délégation. Ils assurent la formation, les approvisionnement massifs d’armes et munitions, charge aux ukrainiens d’appuyer sur les boutons, guidés par les satellites braqués sur le théâtre des opérations. Sommes-nous encore loin de la ligne rouge de l’acceptable pour la Russie ?

Il est très probable que les derniers jours passés et les lourdes pertes subies par le camp russe nous ont rapproché très près de l’inacceptable pour eux. Les allemands semblent l’avoir compris en hésitant à fournir de nouveaux chars lourds. Privés du gaz russe et géographiquement très vulnérables , leur hésitation en dit long sur la menace directe qu’ils craignent.

Car aujourd’hui, et en cela nos « va-t-en guerre » qui nous gouvernent n’en ont aucune conscience, nous nous sommes rapprochés de l’humiliation de celui qui s’est engagé dans cette opération spéciale un peu la fleur au fusil. Poutine est attendu au coin du bois en ses terres. La Grande Russie n’acceptera pas la déroute militaire, l’Ukraine devenant bastion de l’Otan et l’Europe en puissance aux aguets. Le risque pour nous, et c’est celui que nous ne prendrons pas, c’est de riposter par l’emploi du nucléaire. Les Russes eux, le feront. Leur immense pays, leur système politique, leur fierté et leur haute idée du patriotisme, ne les feront pas reculer. Ils ont déjà 40 000 morts. Quel pays occidental en accepterait ce nombre en si peu de temps sans des manifestations massives et quotidiennes pour l’arrêt de la guerre ?

Les Russes l’acceptent. Mais il y a fort à parier que demain ne sera plus comme hier. L’emploi de l’arme ultime n’est plus loin, qui sonnera le glas de cette aide massive occidentale et qui laissera le reste du peuple ukrainien voué à un triste sort.

Tout ça pour n’avoir pas eu l’idée de privilégier la recherche de la paix et de l’équilibre et laisser l’Ukraine s’enfoncer dans une surenchère militaire dont l’asymétrie ne lui est largement pas favorable. Macron 2, Hollande, nos Zelensky locaux, ignorants de la chose militaire, finiront peut-être par comprendre.

Mais nous avançons vers la zone écarlate à grandes enjambées.

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