Notre France à l’agonie

Darmanin fait état d’une « nuit plus calme »,  Macron appelle « les parents à leur responsabilité » et pointe le rôle des réseaux sociaux et des jeux vidéo…

Quand on a rien à dire d’autre, effectivement on s’en prend aux autres et on se persuade surtout que tout va bien !

Il n’est pas facile de gouverner, on doit le constater et ce n’est pas nouveau. Mais gouverner, c’est avant tout de prévoir et d’anticiper. C’est probablement là, la cause de la situation inextricable dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui. Car rien n’arrive au hasard.

Depuis des mois et bien plus encore, nous avons un président élu, puis réélu – dans les conditions que personne n’a oublié – qui persiste et signe dans tous les projets qu’il s’est fixés: surtout lorsqu’ils sont à l’envers de la volonté de ses concitoyens. Tout est fait en dépit du bon sens: on s’arcboute, on cherche les failles juridiques, on s’assoie sur la représentation parlementaire, on joue les uns contre les autres, on manipule… voilà la méthode Macron.

Lui, il ne sait bien évidemment pas marcher autrement. On aurait dû s’en douter. Le réélu est sorti de l’ENA, n’a rien bâti de ses propres mains depuis – sauf du pilotage de travail des autres- . On disait souvent autrefois, qu’il fallait – et c’était partagé – faire ses preuves en commençant par le bas de l’échelle pour « savoir faire » ce que plus tard on allait demander aux autres d’accomplir. On a oublié tout ça. Si ce n’était pas le cas, on aurait bien compris qu’en aucun cas il fallait confier les clés du camion à un jeune plein de certitudes sur propres capacités mais sans aucune expérience et surtout – on s’en ait rendu compte trop tard – dénué totalement de sens pratique et d’écoute.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. La population a été bafouée et humiliée par la gestion calamiteuse du dossier des retraites par le même Macron, mais il n’y a pas que ça: on a tous dû avaler les couleuvres de la gestion foireuse de la guerre en Ukraine et la surenchère de matériels que nous avons fournis en les prélevant sur nos propres dotations, la calamiteuse et inhumaine gestion de destruction de l’habitat précaire à Mayotte, l’incompréhensible gestion de la Covid, la débilité du « quoi qu’il en coûte » – que nous finiront citoyen de payer aussi « quoi qu’il en coûte » , les choix inimaginables des sulfureux et incompétents collaborateurs auxquels il a confié des responsabilités – pas uniquement les Griveaux, mais les Darmanin et Le Maire, tous plus arrogants les uns que les autres.. On pourrait en rajouter encore à foison.

Sauf que tout ça, c’est trop tard. Une balle tirée dans le thorax d’un jeune de 17 ans au volant d’une voiture a mis le feu.

France, ta jeunesse, celle que tu – surtout nos valeureux politiques- n’a pas été capable de faire adhérer à ta Mémoire et à son Histoire, est dans la rue. Cette jeunesse, qui oscille entre chômage, petits boulots, études supérieures inaccessibles et son propre manque « d’envie d’avoir envie », est prête à tout et nous faire payer son abandon. Ne comptant sur personne, surtout pas sur leurs parents qui ont été aussi dépassés par la situation de ces enfants voués à un avenir inaccessible. Qui a oublié que la France des années 50 était plus bienveillante et attentive pour les jeunes et les accompagner pour réussir ?

Macron, lui accuse les parents et les jeux vidéo. Il nous prend pour des idiots.

Car Macron, est, comme beaucoup de « moyens-jeunes » de sa génération nés durant la période où la bourse et l’argent facile – pour ceux qui en avaient – peut totalement être résumé dans une phrase à l’emporte-pièce qu’il a eu le toupet de leur lancer:  » mais, du boulot, il suffit de traverser la rue pour en trouver.. ».

Tout cela en dit long sur le personnage et son incompréhension totale de la situation.

Il faut pourtant faire avec, mes Chers Compatriotes. Il est élu…. Le plus dur est encore devant. Malheureusement