
Sept longues années à faire semblant, à gouverner à la petite semaine, à faire le lendemain l’inverse de ses engagements de la veille, à n’écouter que lui-même et surtout pas ses compatriotes pour lesquels il n’a ni bienveillance ni compassion. Car c’est totalement clair: que ses étudiants soient obligés de prendre leurs repas au restau du coeur, que la France qui se lève tôt pour des salaires de misère se voit imposer en double peine de ne pas pouvoir prendre une retraite bien méritée à 62 ans, que nos militaires soient amputés de matériel dernier cri pour le faire fracasser par les missiles russes et surtout par l’incompétence à l’utilisation de l’armée pachwork de kiev… Il s’en fout notre @macron.
Ce qu’il n’avait pas prévu en revanche -mais pourquoi s’en étonner d’ailleurs, c’est sa triste réalité depuis qu’il est assis sur le siège élyséen – c’est qu’il prendrait en une semaine et après un remaniement qu’il imaginait lui redonner une nouvelle virginité; deux paires de baffes coup sur coup et sans savoir comment il allait pouvoir d’en sortir.
Les agriculteurs sortent des champs
Personne ne l’imaginait. mais ils sont bien là. Déterminés, nombreux, soutenus par la nation qui en a plein le dos et qui se dit que peut-être se sera l’amorce du signal de fin de la récrée. @macron imaginait aller les voir, les agriculteurs, comme chaque année, à grand renfort de cameras et de micros, au salon de l’agriculture. A son habitude il y aurait passé toute la journée – plus fort que ses prédécesseurs réunis qui étaient épuisés au bout de 3 heures de bolées de cidre et de saucisson à l’ail. Lui, pour la frime et faire semblant, c’est le champion. Mais en ce moment, où les gens de la terre sont dans la rue avec lisier et tracteurs, remarquez bien: l’avez vous vu sortir de son burlingue pour aller sur le terrain rencontrer ceux qui souffrent et n’en peuvent plus ! Vous pouvez courir: jamais vous ne verrez l’énarque de la banque Rothschild monter au front. »le plus simple est de rester planqué et attendre que la tempête passe ».
On sortira une fois les vents apaisés pour faire comme d’hab: donner des leçons, lâcher quelques menues mesures sensées laisser faire espérer à ceux qui n’y croient plus, qu’ils sont enfin entendus !
Il l’a fait avec les gilets jaunes, il l’a refait avec les soignants, et il se prépare à le faire avec les agriculteurs. Tout est prêt dans son tiroir: le sourire enjôleur, le geste d’apaisement en appui du discours. Le sauveur…
Sauf qu’il vient de faire un gros remaniement. Que tous les ministères sont en situation désespérée. La plupart n’ont toujours pas capacité à agir (le journal officiel n’ayant encore pu leur donner le cadre fixé de leurs compétences), les collaborateurs ne sont pas encore recrutés et les dossiers chauds s’accumulent. Regardez le premier-ministre Attal, il est partout sauf à son bureau, croyant pas là-même montrer l’image du jeune bipède fringuant et dynamique, mais finalement tout le monde se dit au contraire, qu’il ferait mieux prendre la mesure de sa mission auprès de ses services et collaborateurs.
On marche sur la tête
Et pour ne pas démentir la formule que tout le monde a adoptée qui veut que » les emmerdes volent en escadrille » , voilà t-il pas que le conseil constitutionnel – les sages dont il faut savoir que nos impôts leur filent 20 000 euros par mois , sans compter les avantages en nature – s’en est pris à la loi immigration et en a retoqué la moitié sous des prétextes divers. Cà encore c’est du @macron dans toute sa splendeur. Il enfile son armure de chevalier blanc – je n’ai pas dit de guerrier, il n’a m^me pad fait son service militaire …- et fait tout pour brouiller les piste. Fait intervenir sa majorité de députés qui n’ont qu’une seule trouille, celle de se retrouver au chômage en cas de dissolution, il complète le dispositif par les faux-culs de LR qui ne savent pas non plus sur quel pied danser -un jour avec @macron, le lendemain faisant croire qu’ils n’en sont pas le supplétif…- : risibles et pitoyables.
Résultat, les pitreries qui ont conduit à faire validé cette loi scélérate trouvent bien entendu un mur infranchissable: celui de la constitutionnalité. Donc pour nous, citoyens, le constat est simple: les télé nous ont abreuvé d’heures de direct, de palabres qui n’en finissaient pas, de retournements, de réunion de commissions qui décident à 5 ce que les parlementaires réfutent. Voilà la tristesse de nos institutions.
Et ensuite, pour couronner le tout, on sort le Darmanuche au 20h qui a l’outrecuidance de claironner à ceux qui veulent l’entendre « que ce qui reste de ce texte est le meilleur outil législatif que la France n’ai jamais eu pour juguler l’immigration .. ». Adepte de la méthode Coué ? Ou plutôt fantaisiste irresponsable peut-être!
La fin est peut-être proche
Sans être capable de prévoir l’imprévisible, force est de constater que cette fois-ci, toutes les conditions sont réunies pour que la cabane qui est tombée sur le chien (terme rugbystique que vous me pardonnerez) ne se relève plus. Il va falloir observer. On entend que le peuple en difficulté a peut-être compris cette fois ci, que le train ne repassera pas deux fois pour renverser ces pratiques de gestion politique totalement obsolètes et rejetées par tous. Derrière les agriculteurs s’agrègent les pêcheurs – eux aussi , pliant sous les réglementations des technocrates de Bruxelles – qui n’en peuvent plus, perdent bateaux, équipages, salaires et droits de travailler; entreprises privées qui se rallient comme en Bretagne; services publics qui appellent aussi à la grève..
« @macron, t’es foutu, le peuple est dans la rue ». Cette incantation syndicale qui prête à sourire lorsqu’elle est scandée dans les manifs de gauche et écolo, pourrait aujourd’hui devenir celle de la France citoyenne.
Ces prochains jours vont être extrêmement interessants.
La seule chose que l’on pourrait dire avec certitude, c’est que le passé récent a bien démontré l’incapacité politique de notre @macron, à sortir la tête haute des situations critiques. A chaque fois, ce sont les événements qui l’ont sauvé ( surtout lorsqu‘il laissait pourrir les situations et que ces dernières finissaient à user la détermination de ceux qui se battaient).








