Nos politiques s’agitent tous sur la ligne de départ. Et alors ?
Les crocodiles s’agitent dans le marigot. C’est à qui mordra le croupion du voisin en essayant de lui faire mordre la poussière. Alors qu’ils devraient porter le nouveau monde, ils s’enferment à tenter de faire survivre l’ancien régime. Ils sont installés dans leurs certitudes et dans des règles qu’ils n’ont mises en place que pour eux-mêmes, afin de se protéger des intrus !
Quand ils parlent de la démocratie, ce n’est pas pour permettre aux citoyens de parler et d’agir : c’est pour déplacer le sens démocratique vers les seuls représentants. Leurs représentants, élus par défaut.
Plus personne ne veut de leur modèle de représentation qui démontre tous les jours ses défaillances et son inaction. On aura été étonné, une fois encore, des reproches faits à Mme Dati pour des financements possiblement troubles fournis par Renault… Toujours pareil. Que dire aussi des guerres ouvertes lancées par certains médias pour troubler les candidats qu’ils ne veulent pas risquer de voir sur la ligne d’arrivée… Elle est belle notre France. Elle m’inspire un peu de dégoût.
🔍 Petit rappel pour mémoire
Ils feraient bien de regarder certaines vérités en face. Prenons la ferveur lors de la visite du Pape en France : 80 000 jeunes au stade de France, 700 000 présents à la messe à Paris, 150 000 à Lourdes…
Nos politiques sont-ils seulement en mesure de comprendre le pourquoi d’une telle mobilisation ? Ils en sont incapables, cela dépasse leur imaginaire. Pourquoi ? C’est simple : ils n’ont à vendre que du sang et des larmes. Ils n’écoutent pas — surtout lorsque ce sont les « sans-dents » qui osent faire des propositions et des demandes.
Le Saint-Père est leur exact inverse : parler de paix et non chercher la guerre, aider son prochain mais pas l’accabler, parler aux malades et à ceux qui souffrent…
Eux, nos politiques, du haut de leur suffisance, décident, pénalisent, lancent des invectives et des oukases. Ils ignorent les petits pour se coucher devant les puissants.
Résultat : on entend déjà un des leurs aligner la retraite à 65 ans… et pourquoi pas à 80 ? Comme la vitesse qu’il avait imposée sur les routes nationales dès son arrivée à Matignon, rappelez-vous !
❓ Qui pour sortir définitivement de ces logiques inadmissibles ?
Encore et toujours le même constat : qu’ils s’appellent Philippe, Hollande, Retailleau, Faure, Royal, Attal ou Bertrand… N’attendez rien d’eux. Le décor est planté et le système est verrouillé. C’est à nous, citoyens, de proposer une autre voie.
